G’Day everybody,
Voici avec un peu de retard la suite de mes mésaventures de pickers.
Comme vous le savez déjà j’ai quitté mon exploitation de tomates.
Les raisons de ce départ sont les suivantes : tout d’abord parce que le nombre d’heures effectuaient par semaine étaient insuffisantes et ne permettaient pas de mettre suffisamment de coté mais surtout car à l’issue du 4e jour comme nous n’avions toujours pas signé de papiers ou de quelconque contrat nous avons décidé de mettre un peu la pression sur le patron afin qu’il nous fournisse les papiers nécessaire pour nous déclarer (« on a des papiers nous merde ! »). Et à partir de ce moment là le taulier avait tous les jours une excuse différente pour avoir oublié les papiers (on a quand même eu « jlai avait dans ma voiture mais ils se sont envolés parce que j’avais la fenêtre ouverte ») .Et la marmotte elle met le chocolat …
Et surtout nous étions tout d’un coup devenu des « bads pickers » qui ne faisaient rien comme il le fallait, qui n’allaient pas assez vite …. Et nous avions désormais une grosse turque de 50 ans en permanence derrière nous pour passer au peigne fin chaque recoin des pieds de tomates et qui nous aboyait dessus comme un chien de garde si nous avions le malheur d’en oublier une. Au final ils ont eu ce qu’ils désiraient puisque nous avons abandonné ce boulot non sans avoir finalement obtenu les fameux papiers (bizarrement une fois qu’on a dit qu’on allait partir les papiers sont apparus par magie).
Nous décidons donc en compagnie des 3 allemands du backpacker de quitter ces encu***.
Les allemands ayant un autre plan picking cette fois dans une exploitation de poire nous décidons de nous joindre à eux et après un rapide coup de téléphone au gérant pour savoir s’il y a de la place pour 2 personnes de plus le patron de l’auberge nous dépose sur le parking du centre ville ou nous avons rendez vous avec notre future employeur.
Notre employeur arrive et en discutant avec lui nous découvrons avec horreur qu’il ne s’agit en fait pas du tout d’une exploitation de poires mais de tomates cerise. Et comble de tout sans machine et payé au rendement, autrement dit de l’esclavage.
Nous remercions donc notre ex-futur employeur et lui disons que finalement on a changé d’avis et nous nous retrouvons comme 5 cons sur le parking d’aldi avec toutes nos affaires et nulle part ou dormir à 10h (nos places dans notre ancien backpacker ayant été pourvu depuis).
Nous prenons ça à la rigolade commençant à avoir l’habitude des plans foireux au contraire de nos camarades allemand pour qui c’est la première galère et qui sont tout bonnement terrifiés de se retrouver ainsi sans solution de secours.
Nous passons des coups de telephone à toutes les autres exploitations dont nous avons le numéro hélas sans succès jusqu'à ce que la chance nous sourît enfin.
Alors que nous commencions à envisager la possiblié de devoir dormir dans le parc municipal de la ville un couple de traveller revenant à leur van après avoir fait leur course passe à coté de nous quand la fille s’écrit en regardant Kevin « mais jte connais toi ».
En effet il s’agisasit d’une fille avec qui Kevin avait bu un verre un quart d’heure à Paris avant de venir. Décidemment le monde est trop petit.
Nous lui expliquons notre problèm et elle nous donne le numéro de telephone d’une ferme qui recherche du monde pour les poires des lundi (on est vendredi) et qui propose une accomodation.
Nous appelons donc l’exploitant qui nous dit qu’il y a de la place que l’accommodation coûte 30$ par semaine (une misère) mais par contre il faut arriver à l’exploitation avant une demie heure parce qu’après il s’en va et il n’y plus personne avant le lendemain.
A partir de là une véritable course contre la montre s’engage puisque l’exploitation est à 10 km de Shepparton et nous nous décidons à appeler un taxi mais évidemment le taxi qui arrive n’est pas du tout le taxi van que nous avions demandé au téléphone et il ne peut pas prendre toute nos affaires. Il part donc en chercher un, plus que 15 minutes…
Nous finissons par arriver à l’exploitation dans les temps et là nous découvrons la magnifique qualité de l’accommodation.
Petit tour d’horizon :
La chambre
Les douches
Les toilettes
La chaudière
Après mur réflexion nous décidons de rester mais en changeant de chambre et nous prenons possession d’une autre petite maison en tôle que, après 4 bonne heures de ménages et d’aménagement, nous rendons à peu près habitable.
L’endroit est toujours infectés de poussière et d’araignées mortelles (preuve à l’appui
) mais bon « pour 30$ par semaine fallait pas s’attendre au Hilton et puis au moins comme ça on peut mettre un peu d’argent de coté ».
Le boulot est la aussi payé au rendement, nous sommes payé 32$ la bine de poire (une grosse caisse en bois qui une fois rempli contient 450 kg de fruit) et pour cette exploitation nous sommes par binôme sans obligation de partager les bines et chaque binôme possède un tracteur ainsi qu’une remorque de 4 bine que l’on va vider à l’entrepôt au fur et à mesure qu’elle sont pleine (voir vidéo).
Malheureusement le boulot dans cette exploitation est une fois de plus de l’esclavage puisqu’en 11h de boulot je n’arrive qu’a faire 3 bines soit après taxe 80$ (ça fait du 8$/h soit 5€/h encore moins que le smic français génial). La difficultés vient du fait que les arbres sont très mal entretenus et non taillé ce qui fait que certain font plus de 8m de haut et l’on perd un temps fou à ramasser les poires :
Après 3 jours de boulot nous décidons d’abandonner et après avoir subi les récrimination du gérant qui a vu tous (mais absolument tous) ses pickers partir (« vous êtes que des fainéants, vous la nouvelle génération vous êtes faibles, de toute façon vous êtes lent parce que vous passez votre temps à fumer du canabis… » bref un homme fort intelligent.
Nous partons en direction d’une autre ferme où cette fois l’accommodation est un poil mieux (pour le même prix), plutôt version cellule de prison celle la
Mais où surtout les poiriers sont entretenus ,ne dépassent pas 3m de haut et sont taillé en V, de sorte que j’arrive à faire une bine en 1h30 , 2h.
L’auberge est très sympa puisqu’il n’y a que des français qui travaille ici (encore un endroit pratique pour progresser en anglais) et 4 allemands (pour 19 français) ce qui assure une bonne ambiance (à la française quoi !).
Cette fois pas de tracteur mais un manager hyper sympa et la ferme est super réglo (première fois que j’ai des fiches de paye).
Pour ce qui est des arbres le bonheur de découvrir les beau poiriers n’aura duré que le premier jour puisque dès le lendemain changement de champ et retour des poiriers pas terrible terrible.
Les petits poiriers
(ceux la sont des « good trees »).
J’arrive donc toujours à en faire que 3 par jour mais en 8h cette fois et non 11h comme l’autre ferme et une fois seulement j’ai dépassé la barre symbolique des 1800 kg de fruit ramassé avec 4 bines dans la journée.
De plus nous ne travaillons pas le week end ce qui fait 2 jours de day off (ce qui en soi n’est pas plus mal puisque cela me permet de reposer mes épaules meurtris par le picking bag de 25kg en permanence sur les épaules) mais ce qui n’est pas bien du tout puisque pas de travail pas de money et pas de money pas de fun en new zeland donc moyen moyen.
Pour cette première semaine seulement 320$ économisé (sic).
Malheureusement j’ai pas le temps d’en dire plus donc ça sera tout pour aujourd’hui.
La suite très bientôt
Ah au fait voici une petite photo d’un tiger snake (serpent mortel le plus dangereux d’australie) qu’on a trouvé entrain de roder près des tentes un soir.
Bon évidemment sur la photo il est déjà mort mais inutile de vous dire qu’il a livré un farouche combat avec un australien (le seul assez stupide pour essayer de le tuer) armé d’une hache.
Tariel